Des coquillages à deux pas de Beauvais

affichecoquillage

Cet été, inutile de parcourir les bords de mer à la recherche de coquillages. A Méru, à quelques kilomètres au sud de Beauvais, le Musée de la nacre et de la tabletterie vous convie à une exposition au thème très estival : Coquillages, la géométrie du vivant.

 L’exposition

Le Musée. Crédit photo : Musée de la Nacre et de la Tabletterie.

Le Musée. Crédit photo : Musée de la Nacre et de la Tabletterie.

Installé dans une ancienne usine du XIXe siècle, le Musée de la nacre et de la tabletterie a ouvert en 1999. L’exposition Coquillages, la géométrie du vivant, présentée du 2 avril au 31 août, est une excellente occasion (si ce n’est déjà fait) de découvrir un lieu étonnant.

Justement, cette exposition, qu’est-ce qu’on y trouve ? Présentée en trois parties, elle illustre à la perfection la diversité des coquillages tout en montrant à quel point ils ont inspiré les artistes, notamment ceux de l’Art nouveau.

Des coquillages du monde entier

La première partie de l’exposition présente des variétés de coquillages provenant des fonds du monde entier. Ils sont classés par formes, comme on le faisait à l’époque des cabinets de curiosités.

Cabinet de curiosités d’Ole Worm, frontispice de Museum Wormianum, 1655.

Cabinet de curiosités d’Ole Worm, frontispice de
Museum Wormianum, 1655.

Ce sont ces cabinets (et les collectionneurs acharnés qui les composaient) qui ont en effet permis d’accroître les connaissances dans bien des domaines. Ces « cabinets de curiosités » avaient pour vocation de cataloguer un maximum d’espèces avec un intérêt tout particulier pour ce qui apparaissait étrange ou merveilleux.

La collection d’Emile Gallé

Emile Gallé.

Emile Gallé.

Considéré comme le père de l’Art nouveau, Emile Gallé est né à Nancy en 1846. Toute sa vie fut consacrée au travail sur le verre, le bois, le mobilier ou la céramique. S’inspirant de formes et de motifs naturels, il cherchait l’inspiration dans les plantes, les insectes… et les coquillages qu’il collectionna. Autre source d’inspiration : la poésie et surtout celle de Baudelaire.

Mais il ne fut pas un doux rêveur perdu dans ses pensées en observant la nature. Bien au contraire, dès 1878, il reprend l’atelier de son père, le développe, et se retrouve à la tête d’une équipe de plus de 300 ouvriers !

Les œuvres fantastiques d’Armelle Fabre

Masque d'Armelle Fabre. © Musée de la nacre et de la tabletterie.

Masque d’Armelle Fabre. © Musée de la nacre et de la tabletterie.

Armelle Fabre, quant à elle, est née en 1942 dans la baie de Saint-Brieuc… L’endroit idéal pour alimenter sa collection de coquillages. Mariée à un antiquaire, elle réalise de nombreux tableaux ainsi que des masques (dont celui de l’affiche) ornés de coquillages qui n’ont jamais cessé de la fasciner.

Ce sont ses œuvres, singulières, fascinantes et fantastiques qui sont présentées dans la troisième et dernière partie de l’exposition.

Brigitte Bardot chantait « sur la plage abandonnée, coquillages et crustacés… », mais l’on peut vous assurer qu’à Méru, les coquillages sont loin d’être abandonnés et n’attendent que votre visite !

 

Musée de la nacre et de la tabletterie
51 rue Roger Salengro
60110 Méru
03 44 22 61 74
www.musee-nacre.com

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